En sortant du film, j’étais plein d’énergie, heureux d’avoir vu un bon film, mais je savais aussi qu’il y avait quelques moments qui me dérangeaient.
Tout le monde connaît le thème du film, le monde où Jack Malik, un chanteur et musicien incapable de venir, devient le seul à se souvenir des Beatles et devient célèbre, des reprises de chansons de ce groupe.
Mais finalement, après le film, je me suis demandé : qu’est-ce que j’ai vu exactement ? Quel était le but de l’histoire, que voulait exprimer le réalisateur ?
Une histoire d’amour ou des remords d’avoir volé le travail des autres ?
Le seul moment vraiment important du film, pour moi, c’est la rencontre avec Jack Malick et les deux… “les autres” (vous l’aurez compris en voyant le film).
Le reste est interprété d’assez loin, on s’en tient à des anecdotes, il y a peu de netteté. La lutte interne de Jack est montrée, mais est rapidement éliminée. Quand il monte sur scène, il est absolument professionnel, il ne pose aucune question. Sa joie d’être sur scène, son plaisir d’être devant un public, immédiatement perceptibles lors du concert de Moscou, ne sont pas non plus explorés en profondeur, bien qu’ils soient une des sources de sa motivation.
Bref, le film est bon, mais pas extraordinaire.
(et une note très francophone : si vous ne connaissez que moyennement les chansons des Beatles et ne parlez pas anglais, il manque les sous-titres français des paroles, comme Bohemian Rhapsody et Rocketman)

